350 000 postes à pourvoir d’ici 2025 : les métiers de l’aide aux personnes âgées peinent à recruter

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Le gouvernement lance une campagne de communication pour attirer des candidats vers les métiers de l’aide aux personnes âgées. 350 000 postes sont prévus pourvus d’ici 2025.

« Et si c’était fait pour vous ? » : programmée pendant trois semaines sur les réseaux sociaux, une campagne de communication pour attirer des candidats vers les métiers du grand âge vise à « changer l’image » de métiers aujourd’hui peu attractifs, dans les maisons de retraite comme dans les structures d’aide à domicile. Elle s’adresse en priorité aux jeunes de 15 à 24 ans en recherche de formation et aux demandeurs d’emploi, qualifiés ou en reconversion, de 25 à 49 ans. 350 000 postes doivent être pourvus d’ici 2025.
Les clips vidéo, qui seront relayés notamment sur Facebook et Instagram, visent à « interpeller » celles et ceux qui n’auraient pas spontanément pensé à ce type de professions. Dans l’une des séquences, un jeune homme aperçoit ainsi sa vieille voisine par la fenêtre, à la peine dans la préparation de son repas, et vient à sa rescousse pour lui découper ses carottes. « Karim ne le sait peut-être pas, mais il a déjà en lui l’une des premières qualités pour se diriger vers les métiers du grand âge », affirme la campagne.

Numéro vert : 0 801 010 808

Les personnes intéressées sont invitées à contacter le numéro vert du plan « un jeune, une solution », lancé par le ministère du Travail en 2020 (0 801 010 808), où elles pourront se renseigner plus précisément sur les filières de formation. « Beaucoup de choses ont été faites pour revaloriser les salaires et aplanir les obstacles », notamment en simplifiant les parcours d’apprentissage, explique la ministre chargée de l’Autonomie, Brigitte Bourguignon, pour qui il importe désormais « de montrer une image de ces métiers qui correspond à la réalité : ceux qui les exercent en sont fiers, ils en parlent avec empathie ». Aides-soignants, infirmiers, accompagnants éducatifs et sociaux (AES), auxiliaires de vie sociale (AVS), aides médico-psychologiques (AMP) : « dès lors qu’il y a une motivation », toutes les personnes intéressées doivent pouvoir être orientées vers une formation, qui peut souvent être mise en place par le futur employeur lui-même, a-t-elle insisté.

Pour aller plus loin sur les métiers du grand âge : consulter les études sur le site de Défi métiers
 

Le Télégramme